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Plaud Note en 2026 : l’IA a grandi, les promesses aussi

Update du poste de 2024

Je vais être direct, comme toujours.

En 2024, Plaud Note m’avait réellement bluffé. Pas dans le sens gadget ou nouveauté sympa, mais dans ce moment précis où tu te dis que quelque chose vient de te simplifier la vie. Un petit boîtier posé sur la table, j’appuie sur un bouton, je participe à ma réunion normalement, et à la fin j’ai un résumé propre, structuré, immédiatement exploitable. Pas besoin de sortir le PC, pas besoin de lancer une application, pas besoin d’y penser. Tout était fluide, presque reposant, comme si la charge mentale liée à la prise de notes disparaissait d’un coup.

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En 2026, Plaud n’a pas régressé. Loin de là. Mais ce n’est plus lui qui impressionne. C’est le reste du monde qui l’a rattrapé.

Il faut être honnête, Plaud a évolué, et même beaucoup. Les dernières versions montrent un vrai travail de fond : la reconnaissance des différents interlocuteurs est plus fiable, les résumés sont plus cohérents et mieux structurés, les templates métiers ont enfin du sens dans un contexte professionnel, les mind maps automatiques sont pertinentes, la prise en charge multilingue s’est élargie, les intégrations avec les outils pro sont plus propres, l’autonomie reste impressionnante et l’expérience logicielle est aujourd’hui stable et sans prise de tête. Plaud fait exactement ce qu’on lui demande. Il enregistre bien, il transcrit bien, il résume bien.

Mais en 2026, ce niveau de “bien” n’a plus rien d’exceptionnel.

Ce qui a vraiment changé, ce n’est pas Plaud. C’est ma manière de travailler. Entre-temps, j’ai testé Whisper en local, puis des modèles de langage qui tournent directement sur ma machine, puis des workflows maison, parfois bricolés, parfois plus aboutis. Et j’ai fini par réaliser une chose simple : la transcription automatique n’est plus un luxe. Aujourd’hui, un modèle local peut transcrire du français avec une précision impressionnante, parfois même hors ligne. Les résumés générés sont souvent plus sobres, moins bavards, moins marqués par un ton marketing. Et surtout, mes fichiers audio ne quittent pas mon ordinateur.

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À partir de ce moment-là, Plaud a changé de statut. Avant, c’était une évidence. Aujourd’hui, c’est un confort.

Le vrai avantage de Plaud n’est d’ailleurs plus vraiment son IA. L’IA, tout le monde l’a désormais, même en local, même gratuitement. Le vrai avantage de Plaud, c’est cette simplicité radicale : j’appuie sur un bouton et ça fonctionne. Pas de configuration, pas de dépendance à un setup personnel, pas de réflexion préalable. C’est précisément pour cela que Plaud reste pertinent pour certains profils, notamment ceux qui veulent déléguer totalement la contrainte technique.

Mais utiliser Plaud, c’est aussi accepter un deal clair. L’audio passe par le cloud, la confidentialité repose sur un tiers, et l’abonnement devient vite incontournable si l’on enregistre beaucoup. Ce n’est ni bien ni mal, c’est un choix. Personnellement, dès que l’audio devient sensible, je ne suis plus à l’aise. À ce stade, je préfère reprendre le contrôle.

Opposer Plaud à Whisper local n’a donc pas vraiment de sens d’un point de vue technique. On ne compare pas deux outils, mais deux philosophies. Plaud mise sur la simplicité clé en main, Whisper local sur le contrôle assumé. L’un fait gagner du temps mental, l’autre fait gagner en maîtrise et, sur le long terme, en coût. En qualité pure, honnêtement, c’est souvent kif-kif, et il arrive même que Whisper s’en sorte mieux sur certains accents ou dans des environnements plus compliqués.

Aujourd’hui, je conseillerais encore Plaud à celles et ceux qui veulent zéro friction, qui sont souvent en déplacement, pour qui l’abonnement n’est pas un problème et dont les données ne sont pas critiques. Journalistes, formateurs, profils très mobiles : dans ces cas-là, Plaud reste presque imbattable. En revanche, si la confidentialité est importante, si tu aimes maîtriser ton stack, si tu es allergique aux abonnements ou déjà à l’aise avec des outils comme Obsidian, Notion ou l’auto-hébergement, Plaud n’est plus indispensable. Whisper local suffit largement.

Mon setup réel en 2026 est d’ailleurs très simple. J’utilise Plaud pour les réunions rapides, les prises de notes sans réfléchir et toutes les situations où je veux juste que ça marche. Whisper local, je le réserve au contenu sensible, au travail de fond et aux archives long terme. Ce combo fonctionne mieux que n’importe quelle promesse marketing.

Plaud Note reste un très bon produit, bien conçu, bien fini et agréable à utiliser. Mais en 2026, ce n’est plus un passage obligé. La vraie question n’est pas de savoir si Plaud est bon, parce qu’il l’est. La vraie question, c’est de savoir si tu préfères payer pour ne pas réfléchir ou prendre dix minutes pour garder le contrôle de tes données.

Mon conseil reste le même. Teste Whisper local pendant dix minutes. Si ça te fatigue, Plaud est là. Sinon, tu verras qu’il devient difficile de revenir en arrière.